Pascal Crauet

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Il est un peu plus de 14h à Paris et nous sommes le 10ème jour d’un mois de juin pourri. Depuis des jours, voir des semaines, le climat qu’il soit météorologique ou social est une cata. La morosité du ciel et des esprits échauffés par un thermomètre à 49.3ºC et un article-11.5 impopulaire (à moins que ce ne soit l’inverse), laisse monter dans les rues l’eau et la violence. Ce 10 juin c’est aussi celui où la France accueil l’Euro et la horde de supporters multicolores qui va avec et qui vont devoir à l’instar de leurs champions, jongler avec les transports, faire des passements de jambes aux sacs poubelles qui jonchent nos trottoirs et déborder sur l’aile les colonnes de drapeaux rouges de la CGT en évitant non pas les fumigènes des supporters mais ceux des CRS et des manifestants…

C’est sous cette pression « socioclimatique » et cette vague footballistique que le Boeing 777-300 d’Air France s’arrache enfin à la piste d’Orly ouest et me transporte à plus de 900 km/h vers une destination où j’espère trouver plus de sérénité, de chaleur et de lumière.
Si les « dieux » de la physique, de la météorologie, de la mécanique et de la stabilité mentale des copilotes sont avec moi, si notre commandant de bord n’est pas tombé ce matin sur une sextape de sa femme où elle aussi s’envoie en l’air mais avec leur voisin de Jouy-en-Josas sur leur canapé Roche Bobois, alors, je devrais pouvoir après avoir parcouru plus de 6 000 km à 33 000 pieds, respirer enfin l’air tropical du tarmac de l’aéroport de Pointe-à-Pitre où flotte déjà au-delà des odeurs de kérosène, les effluves sucrées du Bologne, du Damoiseau ou du Longueteau mélangé au citron vert et au sirop batterie…

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